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PAULINE DUCHESNE

Créer du bout de ma souris, imaginer votre communication, construire ensemble votre image. What else ?

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Facturer ses trésors.

Comment facturer ? Quand ? Combien ? Telle est la question.

Bras de fer chinois avec vos devis.

Petite liste des questions les plus fréquentes chez un entrepreneur qui se lance : comment facturer mon travail ? Quand facturer ? Combien le facturer ? Ces questions sont une affaire de réflexion, de calcul mais aussi parfois de confiance en soi et d’assurance. Cet article sera surtout orienté pour des métiers de création, d’artisanat, mais il peut être adapté à d’autres cas. 

FAIRE UN DEVIS.

Pour commencer, peu importe la méthode de facturation que vous choisirez, il vous faudra établir un devis. Ce dernier doit être écrit avec attention et décrire précisément les termes de la commande, les tâches à réaliser, les modalités de réalisation (délais, étapes…) et bien sur l’estimation du coût de projet.
Il sépare également les honoraires de création des droits d’auteur et autres taux supplémentaires. Il doit indiquer une date de validité afin de cadrer le contrat et indiquer une mention indiquant au client de retourner le devis signé complété de l’intitulé « lu et approuvé » ou encore « bon pour accord et execution » en indiquant la date et le lieu de signature. En cas de litige, votre devis fera foi devant les tribunaux. Il peut même faire office de contrat si les deux parties (vous et votre client) ont apposé leurs signatures. Il est donc primordial de le faire accepter et signer avant de débuter votre travail. 

TROIS MÉTHODES.

Il existe toutes sortes de méthodes de facturation, mais trois d’entres-elles sont les plus rependues :

– Facturation à l’heure.

– Facturation au jour (ou à la demi-journée etc).

– Facturation au forfait.

Avant de vous détailler ces méthodes, vous devez garder en tête que vous ne vendez pas seulement votre temps, mais également votre créativité, vos compétences, votre experience. Outre des taux horaires, vous pouvez facturer des droits d’auteur, d’utilisation. C’est votre différence que vous vendez, ce qui fait de vous un meilleur partenaire que les autres prestataires. 

FACTURER A L’HEURE.

Il s’agit généralement de la méthode que j’emploie. Vous utiliserez le plus souvent cette méthode de facturation pour des projets peu gourmands en temps, plus simples, pour lesquels vous pourrez évaluer une durée d’execution précise.

Mais il peut aussi s’agir d’une ‘nécessité’ : si votre client souhaite connaitre votre implication, ou s’il n’est pas sur de ses choix ou de la direction à prendre.

Si le projet vous oblige à réaliser beaucoup de recherches, d’ébauches ou de nombreuses réunions clients.

Votre client pourrait également être plus à l’aise avec cette méthode car cela peut booster son efficacité et sa réactivité. Dernier point : il peut arriver que la comptabilité de votre client l’exige.

FACTURER A LA JOURNÉE.

Vous pourriez facturer à la journée/demi-journée pour des projets plus lourds, plus longs, ou comportant trop d’incertitudes pour une estimation horaire claire et précise.

Ce type de facturation est également intéressante pour des projets répétitifs ou pour tout projet que vous maîtrisez assez pour savoir qu’un jour ou deux suffiront.

Vous pourriez aussi utiliser cette méthode de facturation si vous n’effectuez pas votre mission en télétravail mais directement chez votre client. Certains ajoutent un taux journalier aux devis.

FACTURER AU FORFAIT.

Optez plutôt pour la facturation au forfait si :
Vous avez déjà travaillé sur un projet similaire et que vous en connaissez donc exactement les mesures. Par exemple, je facture toujours la création de cartes de visite au même prix, sauf demande spéciale. Je peux me permettre d’appliquer toujours le même prix car il s’agit d’une tâche pour laquelle on m’emploie régulièrement. Je sais donc exactement le temps nécessaire a sa réalisation.

Vous pouvez également choisir ce type de facturation pour des projets à long terme, en divisant le travail en plusieurs parties (par exemple, pour une demande de réalisation d’identité visuelle, qui consiste en un projet lourd et fastidieux, je divise souvent le projet en trois parties : la phase de recherche, la phase de création pure et la phase d’ajustements (retours clients + livraison) cela me permet de segmenter le travail et d’y voir plus clair dans la tarification).

Le secteur d’activité de votre client peut parfois rendre logique l’utilisation d’une tarification forfaitaire, son secteur d’activité ou sa comptabilité aussi, encore une fois.

COMBIEN FACTURER ?

Nous voici arrivés au cœur du problème. Le harceleur de vos nuits, cette question qui trotte et trotte encore.
La première chose à faire pour y voir plus clair est de dresser une liste de vos coûts réels –
* Temps consacré à la création.
*Temps consacré à la production et à la postproduction. 
*La marge à réaliser.
*Vos coûts fixes : impôts, taxes, cotisations sociales, loyer etc.
*Les coûts annexes : droits d’auteur, impression, taux supplémentaires…

Ceci est le minimum que vous devez prendre en compte pour la réalisation de vos devis, mais il en existe d’autres. Beaucoup d’entrepreneurs ajoutent un taux (souvent entre 10 et 15%) au total de leurs devis afin d’appréhender le temps imprévu des révisions, le travail le weekend, en dehors des horaires que vous vous fixez habituellement.
La facturation prend aussi en compte votre client : ses exigences, son budget, son utilisation de votre travail. Il est normal d’adapter votre budget selon le statut de votre client, vous ne deviserez pas de la même façon un jeune entrepreneur et une grande firme, cela parait logique. 

LES IMPRÉVISIBLES.

Il existe malgré tout des zones d’ombre à chaque devis, des postes difficiles à évaluer. Mais ces frais doivent tout de même être prévus au sein du devis.
*Les frais de consultation : il arrive souvent que vous ayez à former votre client sur plusieurs points (attention, je ne parle pas ici de simple conseils, mais bien de réel apprentissage) Ce temps alloué doit être rémunéré, vous pouvez ici utiliser un taux horaire, cela sera plus simple et correspond bien à la situation.
*Les frais de dépassement : pour certains contrats, il est quasi obligatoire d’instaurer une limite aux révisions/retours clients, au risque de perdre toute votre rentabilité. Si cette limite à besoin d’être franchie, vous devez prévoir un taux de dépassement, de même pour les délais (de paiement ou de réalisation à la charge du client).
*Les frais de déplacement : au début du contrat, vous devez être en mesure d’estimer si des réunions seront nécessaires au bon déroulement du projet. Si c’est le cas et que vous devez pour cela vous déplacer, ce temps doit également être facturé, ainsi que le déplacement.
*Les frais de fichiers sources : si jamais vous exercer une activité artistique ou audiovisuelle, vous disposez surement de fichiers sources, il peut arriver que vous ayez à livrer ces fichiers à vos clients, cette livraison peut elle aussi donner lieu à un taux.

QUAND FACTURER ?

Cette question se révèle un peu plus personnelle, mais bien évidement, le mieux est : le plus tôt possible.
Il existe malgré tout trois solutions habituelles : en début de contrat, en fin de contrat, ou bien en plusieurs fois (par exemple en début, milieu et fin de contrat). Si vous choisissez de facturer en une fois, retenez tout de même une chose : il est préférable, pour des montants de contrat élevés de demander un acompte avant travail, celui-ci s’élève généralement à 10% du total, mais cela peut varier. 

Choisissez vos moments de facturation selon chaque projet, chaque client. Par exemple, lorsque je travaille avec un client qui se lance, je connais sa situation, c’est pourquoi lorsque le montant total excède la centaine, je propose un règlement en fin de contrat, ou en 2-3 fois selon la durée du projet.

Dans tous les cas, prévoyez toujours les méthodes et dates de paiement au sein du devis, tout doit être cadré et daté.

NE SOYEZ PAS DANS LA DISCOUNT TEAM.

Au fil de cette première année d’entrepreneuriat, j’ai retenu une chose : si le prix est la principale préoccupation d’un potentiel client, alors il est certain que nous n’avons pas les mêmes intentions et la même implication, il n’est donc pas nécessaire que je me sous-vendre simplement pour ajouter un contrat à ma liste. 

Contrairement à ce que l’on peut penser en débutant : baisser ses tarifs et tirer sur la corde n’agit pas comme un appât, bien au contraire. Vous attirerez bien sur plusieurs clients, mais ces derniers seront là uniquement pour vos tarifs et n’auront aucun intérêt pour votre travail, de plus, vous vous rendrez vite compte qu’ils sont les plus exigeants. Augmenter vos tarifs vous permettra donc de crédibiliser votre travail, en le vendant à juste prix, et filtrera votre clientèle.
Il reste cependant certain qu’un débutant ne peut facturer autant que quelqu’un ayant 10 ans d’experience. Mais vous devez être juste avec vous-même et vos compétences. Votre travail mérite d’être présenté à sa juste valeur.

Soyez la meilleure version de vous-même et offrez votre travail à un juste prix, c’est le secret de la réussite. Demandez à vos clients de vous investir au même niveau que vous. Il s’agit d’un partenariat plus que d’un contrat. 

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